L'AURORE DU MILLENIUM Christianity
Doctrine? Trinity, Hell,
Immortal soul, Antichrist, Israel,
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VOLULME
1 CHAPITRE 1 Le titre Aurore du Millénium suggère la pensée d'une nuit obscure faisant place à un beau et glorieux jour. Et cela exprime fidèlement la pensée principale de cette oeuvre. Nous croyons que les enseignements de la Révélation divine ne peuvent être reconnus, à aucun autre. La période dans laquelle le péché était permis a été pour l'humanité une nuit sombre qui ne sera jamais oubliée; mais le jour glorieux de justice et de faveur divines? qui éclatera avec le Messie, lequel, comme le "soleil de justice", doit se lever pleinement et clairement en tous et sur tous, apportant guérison et bénédiction, compenserq bien au delà la terrible nuit de pleurs et de soupirs, de douleurs, de maladies et de la mort, dans laquelle la création gémissante a dù rester si longtemps. "Les pleurs logent le soir (la nuit), mais le chant de triomphe survient au matin." psaumes 30 : 6 Comme par instinct, la création tout entière attend et désire, tout en étant en travail et tout en gémissant, le jour qu'elle appelle "l'âge d'or", mais ne connaissant pas le gracieux dessein du suprême Jéhovah, elle n'en a qu'un vague pressentiment ; ses plus hautes conceptions au sujet d'un tel âge sont bien au-dessous de ce que sera la réalité. Le grand Créateur prépare un "festin de mets succulents" qui étonnera ses créatures et répondant à leurs prières dépassera leur attente. Et à ses créatures ravies de merveilles, contemplant la longueur et la largeur, la hauteur et la profondeur de l'amour de Dieu, il déclare: "Mes pensées ne sont pas vos pensées et vos voies ne sont pas mes voies... Car autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies et mes pensées au-dessus de vos pensées." Esaïe 55 : 8,9 On s'efforce dans ce livre - et nous croyons avoir réussi - de présenter au lecteur bienveilant et non prévenu, le plan de Dieu dans ses justes rapports, et d' expliquer sa marche passée, présente et future d' une manière plus harmonieuse, plus glorieuse et plus raisonnable qu' onne le fait ordinairement. L' auteur ne s' arroge cependant en ceci aucune sagesse, aucun talent extraordinaire, mais il attribue ce travail à la lumière du Soleil de la justice, qui dans cette aube matinale du jour de mille ans, révèle ces choses comme "vérité présente", juste à temps maintenant pour qu' elle soit appréciée par les sincères - "les purs de coeur". Depuis que le scepticisme est à l' ordre du jour, le fondement entier de la vrai religion et de la vérité est souvent controversé, même par les sincères. Nous avons essayés de découvrir ou de dévoiler ce fondemeny, - la parole de Dieu, sur laquelle toute foi doit être bâtie, - et de le mettre en lumière, pour donner, même à l' incrédule, certitude et confiance en son témoignage. Et nousavons assayé d' y parvenir en faisant appel à la raison, qui pourra être acceptée comme juge. Ensuite, nous nous sommes efforcés d' édifier les doctrines de l'Ecriture sur ce fondement de façon à ce que même un jugement purement humain puisse, avec la mesure (ou la règle de justice) la plus exacte qui soit àsa disposition, en mesurer les coins et les angles. C'est dans la conviction que les Ecritures révèlent un plan ferme et harmonique qui, une fois reconnu, se recommande de lui-même à chaque conscience sanctifiée, que cet ouvrage a été publié; il l' a été dans l' espérance d' aider ceux qui étudient la parole de Dieu, en leur suggérant une suite de pensées en harmonie entre elles-même et avec la parole inspirée. Ceux qui reconnaissant la Bible comme étant la révélation du plan de Dieu - nous nous adressons spécialement à ceux-là - admettons sans doute que, si elles sont inspirées de Dieu, les doctrines de la Bible, prises en entier, révèlent un plan s' harmonisant en lui-même et qui est d' accord avec les perfections de son divin Auteur. Notre objet, comme chercheur de vérité, devrait être d' obtenir l' harmonie complète du plan de Dieu dans son entier; et, comme enfants de Dieu, nous avons toute raison de l' èspérer, puisqu' il promis que l' esprit de vérité nous conduira dans toute la vérité. - Jean 16: 13. Comme investigateur, deux méthodes se présentent à nous; l' une est d' examiner toutes les vues et toutes les opinions acceptées parmi les diverses sectes de l' Eglise, et de tirer de chacune d' elles l' élément que nous puissions cnsidérer comme la vérité, - ce serait une entreprise sans fin. La principale difficulté que nousrencontrerions dans cette méthode serait que si notre jugement était faux, ou troublé d' avance, ou que si nos préjugés inclinaient vers une dirrection quelconque, - et chez qui cela n' arrive t' il pas?- notre choix ne serait pas correct; nous pourrionsaccepter l' erreur et rejetter la vérité. En outre, en adoptant cette méthode, nous perdrions beaucoup, parce que la vérité progresse constamment; son éclat va croissant jusqu' au plein jour, pour tous ceux qui la cherchent et marchent dans sa lumiére, tandis que les divers credo des nombreuses sectes sont fixéset demeurent stationnaires depuis plusieurs siècles. Chacun d'eux doit contenir une large proportion d'erreur, puisqu' ils se contredisent eux-mêmes dans d' importantes questions. Cette méthode nous conduirait dans un labyrinthe d' embrouillements et de confusion. L'autre méthode est de renoncer à tous préjugés et de penser que personne ne peut savoir du plan divin plus que ce que Dieu en a révélé dans sa parole et qu' il a promis de dévoiler aux débonnaires et aux humbles de coeur (Ps. 25 : 9 ; Esaïe 61 : 1); et si, dans cette condition, nous cherchons sérieusement et sincérement sa ligne de conduite et ses instructions, nous serons guidés par son grand Auteur à comprendre la parole divine, telle qu' elle doit l' être, en nous aidant des différents guides et études bibliques que la Providence divine met à notre disposition. Voyez Eph. 4 : 11-16. Cette oeuvre-ci est spécialement destinée à servir de guide à cette classe dechercheurs. On remarquera que les argumentations ne sont tirées que de l' Ecriture, excepté là où l' on a dû rappeler l' histoire séculaire pour prouver l' accomplissement des Ecritures. Aucune valeur n' a été attachée au témoignage des théologiens modernes, et celui des soi-disant saints Pères, ou Pères de l' Eglise, a été laissé de côté. Plusieurs d' entre eux ont attesté et certifié la véracité de pensées exprimées en ce livre, mais nous croyons que c' est un défaut commun à notre temps et aux âges précédents, d' admettre certaines doctrines pour la simple raisin que d' autres, en lesquels on avait confiance, le firent.Il y a là manifestement une source féconde d' erreurs, car plusieurs gens de bien on cru et enseigné l' erreur en parfaite bonne conscience (Actes 26 : 9). Les chercheurs de vérité devraient vider de leurs vases les eaux boueuses de la tradition, les remplir à la source de la vérité - la parole de Dieu - et n' attacher aucune importance à une doctrine religieuse, si elle ne conduit à cette source. Cette oeuvre est beaucoup trop restreinte même pour un examen court et général de toute la Bible et de son enseignement; malgré cela, connaissant la fièvre de notre temps, nous avons assayés d' être aussi que l' importance du sujet semblait le permettre. Nous aimerions faire remarquer au lecteur interessé qu' il serait inutile pour lui de parcourir cet ouvrage, de l' écrémer, pour ainsi dire: de cette façon il ne verra point la force et l' harmonie du plan qui y est représenté et les preuves scripturaires qui y sont citées. Nous avons essayé de présenter d' un bout à l' autre les divers fragments de la vérité, non seulement dans un tel langage, mais aussi dans un tel ordre, qu' il soit plus facile à toutes les classes de lecteurs de saisir clairement l' objet et le plan général. Mais si l' appréciation d' une science quelconque nécessite une étude générale et régulière, c' est tout spécialement le cas dans la science de la révélation divine. Et dans cette oeuvre-ci, cela est doublement nécessaire, puisque ce livre est un traité des vérités divinement révélées et, de plus, une étude du sujet à un point de vue qui - pour autantque nous le sachions - diffère entièrement de toute autre oeuvre. Nous ne faisons aucun scrupule de traiter plusieurs sujets communément négligés chez les chrétiens, - entre autres, ceux du retour du Seigneur, des prophéties et du symbolisme de l' Ancien et du Nouveau Testament. Au contraire, nous estimons que tout système de théologie qui omet ces traits si saillants des doctrines de l' Ecriture, ne mérite pas d' être présenté ni d' être accepté. Nous espérons toutefois qu' on comprendra ce qu' est l' étude sérieuse, sage et respectueuse des prophéties et d' autres écrits bibliques examinés à la lumière de faits historiques et, aussi, prouvés évidents par le sens commun sanctifié. On reconnaîtra quelle différence existe entre cette étude approfondie et une interprétation trop généralement pratiquée à l' égard des prophéties divines, interprétation risquant de donner trop libre cours à une imagination vague et désordonnée. Tous ceux qui tombent dans cette dangereuseméthode peuvent se donner généralement comme prophètes (?), mais non comme gens qui étudient les prophéties. Aucune oeuvre n' est plus belle et n' ennoblit davantage que l' étude révérentielle des desseins révélés de Dieu, "Dans lesquels les anges désirent plonger leurs regards" (Pierre 1:12). Le fait que la sagesse de Dieu pourvut à des prophéties concernant l' avenir, ainsi qu' à des prédictions regardant l' avenir et le passé, est en lui-même, de la part de Jéjovah, une censure de la folie de quelques-uns de ses enfants, qui ont excusé leur ignorance et leur négligeance de l' étude de sa parole en disant: "Il y a assez dans le cinquième chapitre de Matthieu pour sauver tout homme." Il ne nous faut pas supposer non plus que la prophétie ait été donnée simplement pour satisfaire la curiosité relativement à l' avenir. Il est évident que le but de la prophétie est de familiariser l' enfant consacré de Dieu avec les plans de son Pére, afin de réveiller son intérêt et sa sympathie à l' égard de ces mêmes plans, et afin de le rendre apte à contempler tant le présent que l' avenir au point de vue de Dieu; et qu' ainsi familiarisé avec l' oeuvre du Seigneur, il puisse servir non seulement en serviteur, mais plutôt en enfant et en héritier. La révélation de ce qui sera, empêche l' influence de ce qui est maintenant. L' effet d' une étude soigneuse ne peut que fortifier la foi et pousser à la sainteté. La situation religieuse du monde actuel, - alors que l' Evangile a été prêché près de dix-neuf siècles, - est telle (dans l' ignorance où l'on est généralement du plan de Dieu au sujet de la délivrance du monde, du péché et de ses conséquences, et avec l'idée fausse que l'Eglise nominale dans sa condition présente est la seule voie pour la conversion du monde) que dans chaque esprit pensif, mal renseigné sur ce point, des doutes sérieux doivent s'éveiller. Et il n'est pas facile de surmonter de pareils doutes par d'autres moyens que par la vérité. En effet, pour tout observateur réfléchit, de deux choses, l'une: ou bien l'église a commis une grande méprise en supposant que sa tâche dans l'âge présent et dans sa condition actuelle, était de convertir le monde, ou bien le plan de Dieu a eu u triste et misérable insuccès. Quel côté de l'alternative devons-nous accepter? Plusieurs ont accepté, et beaucoup plus encore saisiront le dernier, pour enfler et grossir les rangs de l'incrédulité, soit secrètement, soit publiquement. Relever ceux qui tombent ainsi honnêtement, telle est une partie du but de ce livre. Ci-après, nous présentons un diagramme publié premièrement par la "London Missionry Society", ensuite, aux Etats-Unis, par le "Conseil de missions des dames presbytériennes". On l' intitula : "Un appel muet pour secourir les missions étrangères". Il raconte une triste histoire de ténèbres et d' ignorance à l' egard du seul nom donné sous le ciel, parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. Le Watchmann - le journal de l' Union chrétienne des jeunes gens de Chicago - publia aussi ce même diagramme, et dit dans son commentaire
Triste image en vérité ! Et encore que le diagramme représente des nuances différentes entre païens, mahométants et juifs, ils sont néanmoins tous égaux dans une totale ignorance du Christ. Quelques-uns pourraient tout d' abord supposer que ce tableau du nombre proportionnel des chrétiens est trop sombre, plutôt exagéré, mais nous croyons que c' est le contraire. Il montre la chrétieneté nominale sous les plus brillantes couleurs. Par exemple, les 116.000.000 comptés comme protestants, excèdent de beaucoup le nombre véritable. Seize millions, croyons-nous, exprimeraient plus exactement le nombre de membres adultes de l' Eglise professante, et nous craignons qu' un million ne soit qu' une estimation beaucoup trop élevée du "petit troupeau", des "sanctifiés de Jésus-Christ", qui "marchent non selon la chair, mais selon l' Esprit". Ilne faut pas oublier qu' une grande partie des personnes comptées au nombre des membres de l' Eglise sont des enfants encore mineurs. Cela est spécialement le cas dans les cntrées de l' Europe. Dans mainte de ces contrées, les enfants sont comptées dès leur plus tendre enfance. Mais si sombre que puisse paraître cette image, ce n' est pas la plus sombre que l' humanité déchue peut nous présenter. Le diagramme ci-dessus représente seulement la génération qui vit à l' heure actuelle. Cette pnsée devient vraiment horrible, quand nous considérons le fait que siécle après siècle des six milles années écoulées, d' autres grandes multitudes ont été emportées, qui se trouvaient presque toutes enveloppées dans la même ignorance et dans le péché. Scène lugubre ! Au point de vue populaire, en vérité, c' est une image terrible ! Les divers crédo (symboles et cofessions de foi) d' aujourd' hui, enseignent que tous ces milliards d' humains, ignorant le seul nom donné sous le ciel par lequel il nous faut être sauvés, se trouvent tout droit sur la route des tourments eternels; non seulement cela : ils enseignent aussi que le même sort attend tous ces 116 millions de protestants, à l' exception des quelques saints. Rien desurprenant, alors, que ceux qui croient de si horrible choses des plans et des conseils de Jehovah, déploient un si grand zèle dans la poursuite d' entreprises missionnaires, - c' est même merveilleux qu' ils ne se voient pas poussés au désespoir. Croire et admettre réellement de telles conclusions, serait dépouiller notre viedetout plaisir; chaque regard ne rencontrerait que deuil et tristesse. Comme preuve que nous n' avons pas représenté faussement "l' orthodoxie" (la conformité avec le dogme religieux), au sujet du destin des païens, nous citons la conclusion de la feuille volante: - "Un appel muet pour secourir les missions étrangères" - dans laquelle le diagramme a été publié; voici cette conclusion:
Mais en opposition à cette triste perspective qu' offrent les crédo humains, les Ecritures offrent une perspective plus brillante : le but de ces pages est de nous le démontrer. Nous ne pouvons croire que le grand plan de salut de Dieu ait rencontré ou rencontrera un tel échec (ou insuccès), parce que nous sommes mieux instruits par la parole de Dieu. Quel soulagement pour le coeur d' un enfant de Dieu, dans l' inquiétude à cet agard, s' il reconnait que le prophète Esaï a prédit longtemps d' avance la vrai situation et le remède, en disant : "car voici, les ténèbres couvriront la terre, et l' obscurité profonde des peuples; mais sur toi se lèvera l' Eternel, et sa gloire sera vue sur toi. Et les nations marcheront à (ou viendront vers) ta lumière !" (Esaï 60 : 2,3-Darby). L' obscurité profonde est éclairée dans cette prophétie par cet arc-en-ciel de la promesse : "Les nations (les peuples de la terre en général) viendront vers ta lumière." La misère prolongée et les ténèbres du monde, ainsi que le progrès lent de la vérité, n' ont pas été un mystère seulement pour l'Eglise, mais le monde lui même en a senti l' existance. Semblables à celles qui enveloppèrent l' Egypte, ces ténèbres ont été si épaisses, qu' on pouvait les toucher. Pour preuve, remarquer l' esprit des lignes suivantes tirées d' un journal de Philadelphie. Les doutes et l' obscurité des crédo des diverses écoles, opposés les uns aux autres, ne sont pas encore dissipés, à ce qu' il parrait, des pensées de l' écrivain, par les rayons de la vérité divine provenant directement de la parole de Dieu :
A cela nous répliquons :
De semblables bénédictions sont maintenant en voie d' échoir au monde, et cela par la révélation de la parole et du plan divin, et nous avons la confiance que ce livre est une partie de ces bénédictions et de ces révélations. Celui qui se détourne des vaines spéculation humaine et voue son temps à sonder les Ecritures, sans exclure la raison dont Dieu nous invite à user (Esaïe 1 : 18), trouvera qu' un arc béni de la promesse embrasse toute l' étendue des cieux. Mais ce serait une erreur de croire, que ceux qui sont sans la foi et sans la justification qui en est la conséquence, puissent aussi saisir clairement la vérité : non, elle n' est point pour ceux-là. Le Psalmiste dit : "La lumière est semée pour le juste" (Ps. 97 : 11). Une lampe a été dévolue à l' enfant de Dieu, lampe dont la lumière dissipe beaucoup de ténèbre de son sentier. "Ta parole est une lampe à mes pieds et une lumière sur mon sentier." (Ps. 119 : 105). Mais il n' y a que le sentier des justes, qui soit comme l' éclat du soleil, dont la lumière croisse jusqu' au plus au point du jour (Prov. 4 : 18). Actuellement, il n' y a aucun juste, "point de juste, pasmême un seul" (Rom. 3 : 10); nous parlons ici de ceux qui sont "justifiés par la foi". Ceux-là seuls ont le privilège de suivre lesentier qui augmente sa lumière, - de voir, non seulement le développement actuel du plan de Dieu, mais aussi, les choses à venir. Bien qu' il soit vrai que le sentier de chaque croyant soit un sentier resplendissant, l' application spéciale de cette expression a toutefois trait à une classe de juste (justifiés). Les patriarches, les prophètes, les apôtres et les saints du passé et du présent marchèrentdans sa lumière toujours croissante; et cette lumière ira encore croissante au delà du temps présent, - "jusqu' au plus haut point du jour". C' est un sentier continu, sur lequel brille cette lumière unique, - le Rapport divin,- s' accentuant toujours plus et illuminant le sentier aussi loin qu' il le faut et aussitôt qu' il en est temps. C'est pourquoi, "justes, réjouissez-vous en l'Eternel" et attendez l'accomplissement de cette promesse. Beaucoup de chrétiens ont si peu de foi qu'ils ne s'attendent point à plus de lumière, et, par suite de leur incrédulité et de leur indifférence, ils sont laissés dans les ténèbres, alors qu'ils auraient pu marcher dans la lumière toujours croissante. L'Esprit de Dieu, donné pour conduire l'Eglise dans la vérité, veut prendre de ce qui est écrit et nous le révéler ; nous tenant donc à ce qui est écrit nous ne manquons de rien, car les Ecritures saintes peuvent rendre sage à salut par la foi en Jésus-Christ. - 2 Tim. 3:15. Quoiqu'il soit encore vrai que "les ténèbres couvrent la terre et l'obscurité profonde des peuples", le monde ne restera pas toujours dans cette condition. Nous sommes certains que "le matin vient" (Esaie 21:12). Comme Dieu fait lever maintenant sur les justes et les injustes, ainsi le Soleil de la justice brillera au jour du Millénium en faveur de tout le monde, et "mettra en lumière les choses cachées dans les ténèbres" (1 Cor. 4: 5).Il dissipera les vapeurs pernicieuses du mal et apportera la vie, la santé, la paix et la joie. Regardant en arrière, dans le passé, nous trouvons qu' alors la lumière ne brillait que faiblement. Obscures et indéterminées étaient les promesses des âges passés. Les promesses faites à Abraham et à d' autres, et représentées en type, dans la loi et les cérémonies d' Israël selon la chair, n' étaient que des ombres, et ne donnaient qu' une vague idée des merveilleuses et bienveillantes intentions de Dieu. Aussitôt qu' on atteint les jours de Jésus, la lumière augmente. La plus vive attente jusqu' alors, était que Dieu enverrait un libérateur qui sauverait Israël de ses ennemis, l' élèverait à la tête des nations; et qu' après lui avoir donné cette puissance, Dieu se servirait de ce peuple comme de son intermédiaire pour bénir toutes les familles de la terre. Mais à les considérer au point de vue purement humain, les conditions posées pour obtenir cette puissance dans le royaume de Dieu, étaient si différentes de ce que les Juifs attendaient, elles paraissaient si difficiles à réalises pour la classe élue, que tous, excepté un petit nombre, furent aveuglés à l' égard de la bonne nouvelle. Leur aveuglement et leur hostilité contre elle allèrent en croissant, c' est tout naturel, lorsque, dans le développement du plan de Dieu, le temps fixé vint pour étendre à toute créature sous le ciel l' invitation de participer au royaume promis en devenant par la foi, enfants d' Abraham et héritiers des promesses qui lui furent faites. Mais lorsque, après la Pentecôte, l' Evangile prêché par Jésus fut compris, l' Eglise vit que les bénédictions promises au monde seraient de nature durable, que, pour les obtenir, le royaume devait être spirituel, composé de "vrais Israélites", d' un "petit troupeau"qui, choisi à la fois parmi les Juifs et les Gentils, serait élevé à la nature et à la puissance spirituelle. Ainsi nous lisons que Jésus a mis en évidence la vie et l' immortalité par l' évangile (2 Tim. 1 : 10). Et une lumière plus vive encore bille depuis les jours de Jésus, comme il le prédit lui-même en disant : "J' ai encore beaucoup de choses à vous dire; mais vous ne pouvez pas les porter maintenant. quand le consolateur sera venu, l' Esprit de vérité, il nous conduira dans toute la vérité, il vous conduira dans toute la vérité.... et il vous annoncera les choses à venir." - Jean 16 : 12, 13. Après la mort des apôtres, il vint toutefois un temps oû la majorité de l' Eglise commencera à négliger la lampe et à en confier l' entretien à des docteurs humains; et ces docteurs, enflés d' orgueil, s' attribuèrent dès le début titres et charges, et commencèrent à régner sur l' héritage de Dieu. Puis, par degré, il se forma une classe spéciale nommée "le clergé", dont les membres se considérèrent eux-même, et furent considérés par les autres, comme des guides dans la foi et dans la vie pratique, contrairement à la parole de Dieu. Par cette soumission à la doctrine d' hommes faillibles, et par leur négligeance de la parole du Dieu infaillible, le grand système de la papauté ne tardera pas à se développer. Il n' est pas nécessaire de rappeler les résultats fâcheux de cette négligeance de la vérité, puisque chacun sait que l' Eglise, et avec elle le monde civilisé, furent presque totalement enchaînés par ce système et réduits à la bassesse de l' adoration, de traditions et de confessions d' hommes. Pour s' affranchir de cet esclavage, un coup hardi et béni fut porté par la "Réformation". Dieu suscita de vaillants champions ou lutteurs pour sa parole : Luther, Zwingli, Mélanchton, calvin, Farel, Wiclef, Knox et bien d' autres. Ils attirèrent l' attention sur le fait que la papauté avait mis de côté la Bible en lui substituant les décrets et les dogmes de l' Eglise;ils montrèrent du doigt quelques-unes de ses doctrines et erronées et de ses pernicieuses pratiques, en prouvant qu' elles étaient fondées sur des traditions contraires à la vérité et opposées à la parole de Dieu. Ces réformateurs et leurs adhérents furent nommés protestants, parce qu' ils protestèrent contre la papauté, et qu'ils firent valoir la parole de Dieu comme la seule règle correcte de la foi et des moeurs. Plusieurs âmes fidèles marchèrent aux jours de la Réformation dans la lumière, aussi loin qu' elle brillait alors. Mais depuis, les protestants n' ont fait que peu de progrès, parce que, au lieu de marcher dans la lumière, ils serrèrent les rangs autour de leurs conducteurs préférés, ne voulant voir que ce que ceux-ci virent et pas davantage. Ils posèrent des bornes à leur progrès sur le chemin de la vérité, et ils enfermèrent ou clôturèrent, avec le peu de véritée qu' ils possédaient, une grande quantité d' erreurs qu'ils avaient apportés avec eux de "la mère-église". La majorité des chrétiens, supposant que rien de plus ne peut être connu, du plan de Dieu, en ce jour, que ce qui fut connu par les réformateurs, professe un respect supersticieux pour les credo et les symboles formulés depuis tant d' années. Cette faute coûta cher; car, indépendamment du fait qu' alors on ne put sauver des décombres de l' erreur que quelque grands principes de vérité, il y a des traits spéciaux de la vérité qui se réalisent constamment et dont les chrétiens se sont privés au moyen des haies et des clôtures que constituent leurs confessions de foi. Pour illustrer ce qui précède : C' était une vérité aux jours de Noé qu'un déluge viendrait, et une vérité qui alors réclamait la foi de tous ceux qui voulurent suivre le sentier de la lumière, tandis qu' Adam et d' autres n'es surent rien. Ce ne serait pas prêcher la vérité d' annoncer maintenant un déluge, mais il y a d' autres vérités propres à être dispensées (ou conformes à l' ordre des temps) qui murissent ou se réalisent constamment, ce que nous devons cinnaître, si nous marchons à la lumière de la lampe; aussi, si nous ne possédions que toute la lumière échue aux siècles passés, et rien de plus, nous serions maintenant relativement dans les ténèbres. La parole de Dieu est un grand magasin de provision pour les pélerins affamés voyageant sur le sentier resplendissant. Là il y a du lait pour les enfants nouveau-nés et de la nourriture solide pour les hommes faits (1 Pierre 2 : 2 ; Hébr. 5 : 14); bien plus, elle contient une nourriture appropriée aux différentes saisons et aux diverses conditions; et Jésus dit que le dispensateur fidèle donnera à ses gens leur ration de blé au temps convenable et tirera du trésor des "choses nouvelle et des choses anciennes" (Luc 12 : 42 ; Matth. 13 : 52). Il sera impossible de tirer de pareilles choses du trésor du crédo d' une secte. Nous pourrions bien en tirer quelques choses anciennes et bonnes de chacune, mais sien de nouveau. La vérité contenue dans les dogmes des diverse sectes est tellement couverte et mêlée d' erreurs, que la beauté qui lui est inhérente et sa valeur réelle ne sont pas perceptibles. Les divers crédo se heurtent et se contrarient continuellement l'un l' autre; et comme tous prétendent être basés sur la Bible, la confision des pensées et la discorde qui en résultent sont imputées à la Bible; c' est ce qui donna naissance au proverbe si répandu : "La Bible est un vieu violon, sur lequel on peut à loisir jouer n' importe quel air." Que ce dicton exprime bien l' incrédulité de notre temps, propagée grâce aux traditions humaines qui ont défiguré la parole et le caractère de Dieu ! Mais l' incrédulité provient aussi de l' accroissement de l' intelligence de l' homme qui ne se prosterne plus dans un respect aveugle et supersticieux à l' égard des opinions de son semblable, mais "demande raison de l' espérance qui est en nous". Chaque fidèle croyant et lecteur de la Bible devrait donc être cappable de donner en tout temps, raison de l' espérance qui est en lui. La parole de Dieu seule peut nous "rendre sages à salut" et est utile à l' enseignement, à l' instruction, etc..., "afin que l' homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne oeuvre" (1 Pierre 3 : 15 ; 2 Tim. 3 : 15-17). Ce dépôt unique contient seul une provision inépuisable de choses nouvelles et anciennes, - de la nourriture dans le temps qu' il faut pour les serviteurs de la maison. Sûrementaucune de ceux qui ajoute foi à ce passage de l' Ecriture sainte : "Le sentier des justes augmente son éclat jusqu'à ce que le jour soit en sa perfection", ne soutiendra que le jour fut en sa perfection au temps de Luther; c' est pourquoi nous faisins bien de veiller sur notre lampe " comme sur une lampe (un flambeau) qui brille dans un lieu obscur jusqu' à ce que le jour vienne à parraître." - 2 Pierre 1 : 19. Il ne suffit pas non plus que nous nous trouvions maintenant sur le sentier de la lumière; il nous faut marcher dans la lumière, continuer à faire des progrès ; autrement la lumière, qui ne s'arrête point, poursuit son chemin et nous laisse dans les ténèbres (Jean 12 : 35). La difficulté à l'égard de plusieurs est qu'ils restent assis et ne marchent pas sur le sentier de la lumière. Prenez une table analytique concordante, et examinez les passages aux mots s'asseoir et s'arrêter, puis comparez-les avec ceux trouvés aux mots marcher et courir, et vous remarquerez un grand contraste: Des hommes "habitent dans les ténèbres", "s'asseyent avec les moqueurs" et " s'arrêtent" sur la voie des pécheurs, tandis que d'autres "marchent à la lumière" et "courent" pour remporter le prix. - Esaie 42 : 7 ; Ps. 1 ; 1 Cor. 9 : 24 ; Hébr. 12 : 1. La perfection de la connaissance n'est point une chose du passé, mais de l'avenir, - d'un avenir très proche, nous le croyons avec confiance ; et avant d'avoir reconnu ce fait nous ne sommes pas en état d'apprécier et d'attendre de nouveaux développements du plan de notre Père. Il est vrai que nous retournons encore aux paroles des prophètes et des apôtres pour toutes les connaissances du présent et de l'avenir, non, cependant, parce qu'ils auraient toujours mieux compris que nous, les plans et les conseils de Dieu, mais parce que Dieu se servit d'eux comme de canaux pour nous communiquer, ainsi qu'à toute l'Eglise, à travers l'âge de l'Evangile, la vérité relative à son plan, aussitôt qu'elle serait mûre pour être comprise. Ce fait est surabondamment prouvé par les apôtres. Paul nous raconte que Dieu a fait connaître à l'Eglise chrétienne le secret de sa volonté, selon qu'il l'avait résolu auparavant en lui-même, mais qu'il ne l'a jamais manifesté dans les autre âges, bien qu'il l'y déposât sous forme de discours obscurs. Ces discours ne pouvaient être compris qu'à l'époque de leur maturité, afin que les yeux de notre esprit s'éclaircissent pour pouvoir apprécier "l'appel céleste" destiné exclusivement pour les croyant de l'ère évangélique ( Eph. 1 : 9,10,17,18 ; 3 : 4-6). Cela nous montre clairement que ni les prophètes, ni les anges ne comprenaient la pensée des prophéties qu'ils ont émises. Pierre nous dit que lorsque les prophètes cherchèrent avec anxiété à connaître leur signification, Dieu leur déclara que les vérités cachées dans leur prophéties n'étaient pas pour eux-mêmes, mais pour nous de l'âge de l'Evangile. Et il exhorte l'Eglise à espérer d'autres grâces (faveurs ou bénédictions) ultérieurs dans cette direction, - encore plus de connaissances des plans de Dieu.- 1 Pierre 1 : 10-13. Il est évident que lorsque Jésus promis que l'Eglise serait conduite dans toute la vérité, ce devrait être par un développement graduel. Aux jours des apôtre, l'Eglise fut libre de bien des erreurs qui apparurent sous la papauté ; nous ne pouvons cependant admettre que l'Eglise primitive ait vu aussi profondément ou clairement dans le plan de Dieu qu'il est possible de le faire aujourd'hui. Il est évident aussi que les divers apôtres avaient des degrés différents de lumière sur le plan de Dieu (ce qui n'affaiblit nullement le fait que tous leurs écrits ont été dirigés et inspiré par Dieu, aussi véritablement que le furent les paroles des prophètes). Pour preuve, nous n'avons qu'à rappeler la conduite chancelante de Pierre et des autres apôtres, à l'exception de Paul, pendant un certain temps, lorsque l'Evangile commença à se propager chez les Gentils (Actes 10 : 28 ; 11 : 1-3 ; Gal. 2 : 11-14). L'incertitude de Pierre était en contraste frappant avec l'assurance de Paul puisée aux paroles des prophètes, aux procédés antérieurs de Dieu et aux révélations qui lui avaient été faites directement. Paul a évidemment reçu des révélations plus abondantes qu'aucun autre apôtre. Il ne lui était pas permis de communiquer ces révélations à l'Eglise, ni même pleinement aux autres apôtres (2 Cor. 12 : 4 ; Gal. 2: 2) ; mais nous pouvons reconnaître tout de même la valeur que ces visions données à Paul avaient pour l'Eglise entière : car, s'il est vrai qu'il ne lui fut pas permis de raconter ce qu'il vit, ni de décrire tout ce qu'il connaissait des mystères de Dieu, relativement aux " âges à venir", il n'en est pas moins vrai que ce qu'il vit donna à ses paroles une force, un caractère et une profondeur, qui, - à la lumière d'événements subséquents, d'accomplissements de prophéties et sous la direction de l'Esprit, - nous rendent capables d'en savoir plus que l'Eglise primitive. Pour corroborer ou confirmer ce qui précède, nous renvoyons au dernier livre de la Bible, - à l'Apocalypse, écrite environ l'an 96 de l'ère chrétienne. Les paroles introductives l'annoncent comme une révélation spéciale de choses inconnues auparavant. Cela prouve clairement qu'au moins jusqu'à cette époque, le plan de Dieu n'avait pas été révélé pleinement. De même, ce livre n'a été jusqu'à présent rien de mois que ce que son nom indique, - un dévoilement, une Révélation. En tant que cela concerne l'Eglise primitive, personne n'a probablement compris aucune partie de ce livre. Même Jean, qui a eu les visions, ignorait probablement la signification de ce qu'il voyait. Il était les deux à la fois, et prophète et apôtre ; et tandis que, comme l'apôtre, il compris et enseigna ce qui était alors de "la nourriture au temps convenable," en qualité de prophète, il prononça des choses qui devaient fournir une "nourriture" aux gens de la maison dans les saisons futures. Durant l'âge de l'Evangile, quelques-uns des saints cherchèrent à découvrir l'avenir de l'Eglise par l'examen et l'étude de ce livre symbolique ; et indubitablement tous ceux qui le lurent furent richement bénis, d'après la promesse (Apoc. 1 : 3), même s'ils ne comprenaient qu'une partie de ses enseignements. Ce livre continua à s'ouvrir toujours davantage pour eux ; et, dans les jours de la Réformation, il fut pour Luther un facteur important dans son affirmation que la papauté, dont il avait été lui-même un serviteur consciencieux, était vraiment "l'antichrist" mentionné par l'apôtre Paul ; et comme nous le voyons maintenant, l'histoire de l'antichrist remplit une grande partie de cette prophétie. C'est ainsi que Dieu nous ouvre graduellement sa vérité et nous révèle les immenses richesses de sa grâce ; et, conséquemment, il a été révélé plus de lumière à notre époque que dans aucune période précédente de l'histoire de l'Eglise.
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